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mercredi 25 novembre 2015

Profitez des fêtes et de la nouvelle année pour revenir à l’essentiel


J’ai lu récemment une citation qui m’a beaucoup touchée du sociologue Edgar Morin : « À force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. »

Est-ce possible de garder de l’espace dans notre quotidien pour être plus conscient de la vie en nous et autour de nous? Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça ne m’intéresse pas de vivre une vie mécanique, à la chaîne, sans être consciente de ce qui m’habite et de ce qui habite l’autre, de me sentir « déconnectée » et perdue dans l’ombre de mes conditionnements. Une vie rapide et toujours dans l’urgence nous éloigne du bonheur.

Ce que je recherche, c’est plutôt prendre le temps de voir la vie telle qu’elle est, d’être touchée, d’entrer en relation avec les autres, de me sentir chez moi dans ma propre vie, avec joie, harmonie et surtout équilibre.

Pendant les fêtes et pour ce début d‘année, je vous invite donc à vous arrêter et à observer ce qui est présent en vous et autour de vous. Amenons un peu plus d’espace et de calme dans notre quotidien !

Peut-on devenir plus conscient de l’essentiel? De la chaleur de nos mains, du contact de nos pieds sur le sol, de notre respiration, de la présence d’une émotion en nous ou chez l’autre? Est-ce possible de trouver ce bonheur toujours présent dans les petites choses du quotidien? Le sourire d’un passant, la gentillesse d’un jeune dans le métro ou la chaleur de l’eau dans la douche?

Je vous invite à observer, à prendre conscience sans jugement ni attente. Si ce qui se présente dans vos vies est plus difficile, moins plaisant, est-ce possible de l’accueillir avec la même présence, la même ouverture? Par exemple : qu’est-ce que l’impatience? Comment elle se vit dans mon corps, dans mon état mental ou chez l’autre? Est-ce qu’elle évolue?

Il y a un grand bonheur à constater que nous expérimentons tous les mêmes choses. C’est toujours notre relation à celles-ci qu’il importe d’apprivoiser. Pour la nouvelle année, je vous invite donc à faire preuve d’un peu plus de bienveillance et de compassion, pour vous-même d’abord et pour l’autre ensuite, puis de prendre le temps de prendre le temps!

Joyeuses fêtes!

lundi 8 juillet 2013

J’inspire et je le sais, j’expire et je le sais


Prendre le temps de respirer profondément, voilà une chose qu’on ne fait pas souvent! En fait, 99 % des Nord-Américains ne respirent pas bien, et cela peut être une cause d’angoisse et d’anxiété ainsi que de problèmes de santé.

Je suis retournée en Inde tout récemment pour un mois et, dès mon arrivée, j’ai observé à quel point j’avais une respiration courte et tendue. Je ne sais pas pourquoi, mais je remarque plus facilement mon état quand je suis en Inde. Peut-être parce que je suis entourée de ces Indiens qui semblent si détendus malgré une vie difficile, mais qui l’apprécient et en profitent pleinement. Bref, ça m’a vraiment frappée de voir combien je ne respirais pas profondément et, surtout, combien j’avais de la difficulté à calmer mon mental. Après mon séjour de six mois en Inde l’année précédente, je réalisais que j’avais vite repris les plis de la société nord-américaine.

Mais revenons à l’essentiel : notre souffle! La plupart d’entre nous ont une respiration plus thoracique, qui ne fait que remplir 30 % de nos poumons. Les conséquences de cette respiration? Nous éliminons plus difficilement les toxines et nous alimentons moins les cellules en oxygène. Également, le corps demeure toujours un peu tendu.

La respiration est liée à énormément de troubles physiques et émotifs. Respirer profondément permet d’équilibrer les deux hémisphères du cerveau. On oublie que nous avons cet outil très puissant entre les mains. Gratuit en plus! Je vous invite donc à apprendre à respirer profondément, à respirer par l’abdomen ou même à apprendre la respiration yogique en trois temps. Si vous prenez cinq minutes par jour pour bien remplir votre abdomen, ensuite soulever votre poitrine jusqu’à la clavicule, vous gagnerez beaucoup côté détente et sérénité!

Un autre exercice qui pourrait vous être pratique est de répéter mentalement : « J’inspire et je le sais, j’expire et je le sais », trois fois par jour pendant une minute. En toute simplicité, on reconnecte avec soi et on prend conscience de ce qui est là!